Le conflit en Guadeloupe devient interminable et se pourrit grâce à l'amateurisme du gouvernement (il n'y a pas d'autre mot) et à la radicalisation du collectif "représentant" les salariés de l'île. La revalorisation salariale de 200 Euros ne règlera rien car elle sera vite mangée par l'inflation (les commerçants augementeront leurs prix rapidement) et ne fera que réduire un peu plus la compétitivité de l'île.

Mais on touche aussi aux limites non pas du libéralisme mais du modèle clientéliste créé par l'Etat :

1) La vie est chère dans l'île ? La vie est chère parce que l'Etat en majorant les salaires de ses fonctionnaires envoyés dans les DOM TOM pousse l'inflation sur le territoire.

2) Il n'existe pas ou peu de concurrence ? L'Etat n'a rien fait pour faciliter la concurrence sur l'île avec des lois limitant les possibilités d'installation de grandes surfaces (le phénomène existe aussi en métropole).

3) La terre appartient à une élite blanche, les békés ? L'Etat permet à des activités non rentables (banane et canne à sucre) de survivre à grands coûts de subvention. Sans cela, il y a bien longtemps que la terre aurait changé de de mains et serait utilisée pour d'autres activités, rentables elles.

4) L'immobilier est inaccesible ? Les grasses défiscalisations accordées à la construction dans les DOM TOM pousse la construction de complexes immobiliers inadaptés, chers et vides. La défiscalisation rend de toutes façons l'investissement rentable.

Moralité, pour aider la Guadeloupe, que l'Etat arrête d'aider, de subventionner et de materner. Et qu'il donne une large autonomie de gestion aux insulaires qui sauront bien s'en servir pour faire prospérer leur territoire.