La vague de suicides chez France Telecom fait de plus en plus de vagues avec réunions d'urgence entre syndicats, ministère et DRH. Il est vrai que 22 suicides et autant de tentatives en 18 mois commencent à faire beaucoup. Bizarrement, on parle beaucoup moins de ce genre de problèmes dans d'autres entreprises. Il y a eu Renault au technocentre de Guyancourt mais sinon peu d'affaires médiatisées.

Pour France Telecom, il faut se projeter dans l'histoire récente. En effet, n'oublions pas que cette ex-administration a été partiellement privatisée en 1997, il y a seulement 12 ans. Imaginez un peu le choc pour des personnes embauchées pour travailler dans la fonction publique et qui se retrouve quelques années plus tard dans une entreprise privée, évoluant sur des marchés hyper-concurrentiel. La crise était prévisible, d'autant que le management, venant de l'extérieur souvent, n'a pas du prendre en compte cette spécificité. On pourrait également parler du secteur bancaire où le malaise est palpable en agence.

Passer à une logique hyper-concurrentielle ne s'improvise pas et nécessite une vision de la direction. Sans cela, ce sont les salariés qui trinquent, l'exemple de France Telecom en est la démonstration.