Je suis encore tombé sur une histoire lamentable. Un papa d'enfant handicapé avait créé une page Facebook pour soutenir son fils et sensibiliser l'opinion à sa maladie. Sauf que des imbéciles se sont amusés bien vite à pourrir la page en accumulant les attaques et les blagues d'un goût douteux (on suggérait l'euthanasie pour le pauvre gosse). Habituel sur la toile et représentatif d'une tendance.

Disons-le, nous sommes face à des jeunes, de plus en plus nombreux, qui sont tout sauf gentils, solidaires, festifs et tolérantes. Toute une série d'affaires (attaques gratuites contre le bon élève, la jolie fille, le handicapé) montrent que nous sommes en face d'une génération réac et fière de l'être, confondant liberté et loi du plus fort. Ils n'aiment pas la différence, adoptent des comportements moutonniers, font l'apologie du fric et de la consommation débridée. Ils rejettent par ailleurs la culture (pour les intellos)  et adoptent des valeurs que l'on croyait révolues (brutalité et violence gratuite, esprit de clan, machisme, rejet des faibles...) et n'hésitent pas à tricher, frauder ou profiter du système. Ils trouvent ça normal. Voilà la réalité crue que nous renvoient de nombreux faits quotidiens.

On est loin de cette jeunesse indisciplinée mais créative, ouverte et sympa que les politiques et les médias (dans les articles ou via les publicités) nous vendent. Nous sommes en train de vivre un retour arrière, en vitesse accélérée et ça commence à me faire très peur.

Évidemment, il ne faut pas généraliser (il existe encore des gens biens) mais il existe trop d'indices concordants pour être serein. Une génération refusant le vivre ensemble, rejetant l'autre est en train de prospérer, sans aucune limite. Allons-nous vers une génération perdue ?