Alors que les deux Corée sont au bord de l'affrontement, que la Côte d'Ivoire est en phase implosion, une nouvelle guerre, plus terrible encore, vient de se déclencher : la guerre pour la mairie de Paris en 2014. Oui, Rachida Dati et Chantal Jouanno ont lancé les hostilités avec un échange d'amabilités viriles et pas du tout correctes. Quand Chantal rappelle qu'une élection n'est pas un casting, Rachida réplique sur son bilan (trop top moumoute) alors que celui de Chantal est franchement nul.

Résumons : nous avons face à nous deux personnes qui 3 ans avant l'élection commencent à s'écharper pour être candidates alors même que le glissement inexorable de la sociologie parisienne dans le boboïsme aigu ne leur laisse que peu de chances de succès à la droite.

Tout ceci est évidemment risible mais qu'attendre de plus ? Être politique c'est faire carrière et il ne faut pas hésiter à flinguer l'adversaire pour grimper. Néanmoins, voir des personnes aussi détestables oser prétendre à de telles responsabilités a quelque chose d'indécent. Comment peuvent-elles ne pas voir qu'elles n'ont pas la carrure, pas l'expérience, pas la hauteur de vue ?

Mais finalement, elles ressemblent à pas mal de personnes que je croise. Il est parfois fascinant de voir le hiatus entre la perception que les gens ont d'eux-mêmes et la réalité. Combien de personnes moyennes voire médiocres se pensent supérieures ? Elles passent leur temps à se plaindre, à estimer qu'elles n'ont pas ce qu'elles méritent alors qu'elles ne peuvent prétendre à mieux.

Les politiques sont parfois un excellent reflet de notre société.