Manuel Valls poursuit son opération de communication en jouant la carte du centre gauche. Il propose donc une vaste réforme fiscale avec au programme :
- Fusion de l'Impôt sur le Revenu et de la CSG afin d'élargir l'assiette. L'idée est connue et intéressante à première vue mais elle me gêne car elle mélange impôt et cotisation. La CSG est en effet considérée comme une cotisation sociale par l'UE et n'oublions pas que son produit est destiné à financer la Sécurité Sociale. Cette proposition est donc dangereuse car elle entretient une confusion des genres. Dans une vision libérale, je serais favorable à une clarification des cotisations sociales avec une opération vérité. Les salariés devraient connaître leur salaire réel (toutes cotisations inclues, dont les charges patronales) ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Sur cette somme devrait figurer le montant déduit au titre des cotisation chômage, retraite, santé...

- Réforme de la fiscalité locale. Là, on tombe sur une idée tarte à la crème. Les impôts locaux reposent sur des barèmes datant d'il y a 30 ans. Résultat, l'impôt dans les cités est plus élevé qu'en centre-ville. Valls propose de changer le mode de calcul de l'impôt et de le faire reposer sur les revenus. Bonne idée mais ne rêvons pas elle ne sera jamais mise en œuvre car trop explosive politiquement.

- Retenue à la source de l'impôt. Fort bien mais là il faudra m'expliquer comment gérer les niches fiscales (à posteriori ?).