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Le journal de Vincent
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Le journal de Vincent
21 février 2005

Croissance, décroissance et développement durable

Neige partout ce week-end, surtout chez moi. Je n'avais jamais vu ça... Tempêtes de neige, sécheresse autant de phénomènes climatiques qui deviennent de plus en plus violents. On ne peut décidemment plus ignorer le réchauffement de la planête. Alors contre ça que faire? A mon sens il y a trois positions qui sont étroitement liées au rapport à la technique de chacun.

Il y a tout d'abord l'optique technophile, représentée par les défenseurs de la croissance. Ces personnes sont des optimistes ayant foi dans le progrès technique et dans le génie humain. Ce sont des héritiers de la tradition positiviste. Ils ne voient pas l'intérêt de limiter la croissance ou de la rendre soutenable. Ce serait nier le progrès, nier la capacité humaine à maîtriser son environnement. Dans ce courant, on trouve les Etats-Unis grands pourfendeurs du traité de Kyoto. L'optimisme américain, leur foi sincère dans l'homme ne les incite pas à économiser les ressources ou tout du moins à mieux les utiliser.

Ensuite, il y a une approche que je qualifierai de technophobe avec les tenants de la décroissance. Pour eux, il faut créer un nouveau modèle économique fondé sur la réduction des besoins. Ces héritiers de Jacques Ellul sont des opposants forcenés de la société de consommation. Le programme de certains d'entre eux est d'ailleurs à cet égard très significatif... Cependant, cette approche paraît extrème car elle suppose un changement radical du mode d'existence des gens, changement qui à mon avis ne se fera jamais sauf sous la contrainte. Cette approche a peur de la technique, s'en méfie. La technique est dangereuse, mauvaise et au final nuisible. A mon sens, cette approche pose problème surtout pour les Pays en développement. Comment faire décoller une économie sans polluer au départ, sans tout simplement croître? C'est d'ailleurs pour cela qu'un pays comme le Brésil n'a pas ratifié le protocole de Kyoto.

Enfin, il y a l'approche mesurée, ni technophile, ni technophobe tentant de concillier croissance et respect des équilibres. Ici la croissance doit être soutenable, respecter les grands équilibres environnementaux. La croissance oui, mais pas n'importe comment, pas à n'importe quel prix. A cet égard, des démarches de type ISO 14000 sont intéressantes. Le développement durable paraît donc être un juste milieu. C'est une approche réaliste et responsable, respectant les libertés individuelles.

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